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Il y a le miroir glacé du bois... S'y reflète, presque effacé, Le dessin d'une orchidée Lanternes de verre et de papier Lanternes de pierre, vieilles et usées Où dansent mille flammèches éphémères L’âme de Dieux oubliés. C'est la nuit sur Osaka, Spectre dans la brume. Ville alanguie s'offrant Encore rougie de crépuscule C'est la nuit sur Osaka. A terre, ton kimono jeté D'où les hirondelles de soie froissée Semblent vouloir s'envoler... Que se taise le vacarme, Que s'éteignent les rumeurs Que se calme le tumulte Dans ce bout du monde, C'est le milieu de la nuit. Sur la cloche d'une chapelle Trois coups grêles s'élèvent. Aux dieux, les prières Et à nous, le silence Il y a dans tes yeux la lumière, L'étincelle d'une étoile qui danse... Alors, dans ce bout du monde, Au milieu de la nuit Tu m'appelles en toi Aussi doucement que la première fois. LES NUITS D'OSAKA POUR KRYSTIN ROYAN, 11 JUILLET 2010 (Souvenir de voyage)
Samedi 07 Août 2010Poster un commentaire
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ROYAN 3 JUILLET 2010
Flash dévorant l’encéphale qui gronde. Pour ignorer l'avortement de ce monde Donnez nous s'il vous plait la vodka bleue, Et la poudre étrange Qui nous fait tutoyer les anges.
Donnez nous s'il vous plait La paix et le sommeil Sur le quai d'une gare. Dans l'entrée de ces halls Où la nuit permet La dérive de livre en livre, Savoir muet, cette dernière réponse, inutile, L'ivresse qui nous reste
Flash dévorant l’encéphale qui gronde. Pour ignorer l'avortement de ce monde Donnez nous s'il vous plait la vodka bleue, Et la poudre étrange Qui nous fait tutoyer les anges.
Donnez nous s'il vous plait Les Flammes qui calcinent Et les cascades en résurgences, Là où séisme et silence sont mêlés Là ou s'effondrent sans bruit ces univers Que l'on refuse. Vieux poèmes perdus, horribles balades Et sombres sonnets qu'inspirent A nos âmes mélancoliques, La pauvre muse de nos quinze ans.
Flash dévorant l’encéphale qui gronde. Pour ignorer l'avortement de ce monde Donnez nous s'il vous plait la vodka bleue, Et la poudre étrange Qui nous fait tutoyer les anges.
Donnez nous s'il vous plait, au milieu de la nuit, deux guitares sans accord, Deux mots sans suite et deux notes sans mélodie. Laisse ta basse et fini ton whisky Nulle part n'est écrit que cela donnait du génie. J'ai lu ce matin qu'au paradis, Il y a Lennon et Hendrix qui s'ennuient
Flash dévorant l’encéphale qui gronde. Pour ignorer l'avortement de ce monde Donnez nous s'il vous plait la vodka bleue, Et la poudre étrange Qui nous fait tutoyer les anges.
Quand tes jours seront l'égal de tes nuits Et que, dans les chambres sans clef Sans porte ni fenêtre, Tu ne dormiras plus Quand tu te demanderas peut être Ou est l'enfant, accouché ou à naitre, Quand tu ne comprendras plus Qui est l'ombre sans dent, sans chair et sans regard Que tu vois, là bas, de l'autre coté du miroir...
Ne t’inquiète pas: Tu ne demanderas plus la vodka bleue, Et la poudre étrange qui te faisait tutoyer les anges Rien que la paix. Et le repos Et le sommeil...
Alors,la figure effrayante d'un samouraï, Sortant de l'enfer de tes rêves, t’apparaitra. Pourtant, avec miséricorde, il tranchera De son sabre de fer et d'acier, La corde d'argent, fine et fragile Et ton âme s'envolera, Enfin libérée...
L.IROKOI © 2010 in «les nuits d'Osaka»
Mardi 06 Juillet 2010Poster un commentaire
"Avant de s'assoir pour écrire, il faut se lever pour vivre"
Henri IV, Roi de France Tags associés : henri iv, roi de france,
Samedi 12 Juin 2010Poster un commentaire
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